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La vigueur de l’emploi américain diminue les chances d’une baisse de taux en juillet

L’optimisme était de retour sur la Bourse américaine cette semaine. À l’issue du G20, la Chine et les États-Unis se sont entendus pour poursuivre les négociations et mettre de côté une nouvelle ronde de tarifs. Toutefois, les tensions commerciales entre les États-Unis et ses principaux partenaires, dont l’Europe, sont demeurées bien présentes, ce qui a tempéré le rebond boursier de lundi. Les indices manufacturiers des directeurs d’achat (PMI) publiés lundi ont également été décevants dans plusieurs pays. Les cours boursiers reprenaient tout de même de la vigueur dès mardi après-midi. Les bonnes données de l’emploi aux États-Unis publiées vendredi matin ont été reçues négativement par le marché boursier, dont la progression des dernières semaines s’est beaucoup appuyée sur la possibilité de baisses des taux directeurs américains. L’indice S&P 500 affichait une hausse hebdomadaire de plus de 1 % vendredi matin. L’indice canadien se dirigeait vers un gain légèrement plus faible.

Les données d’emploi aux États-Unis ont fait rebondir les taux américains vendredi matin, ce qui a permis au taux de 2 ans de gagner près de 10 points de base sur la semaine et au taux de 10 ans de rattraper les pertes accumulées au début de la semaine. Au moment d’écrire ces lignes, ils s’établissaient autour de 1,85 % pour le taux de 2 ans et de 2,05 % pour le taux de 10 ans. Les taux canadiens ont connu des gains plus importants en raison notamment de données meilleures que prévu du côté du solde commercial, publié mercredi, puis de la croissance des salaires, publiée vendredi. La courbe des taux canadiens affiche maintenant une inversion plus nette. Les taux obligataires de 2 ans et de 10 ans au Canada se situaient aux environs de 1,60 % et de 1,55 % respectivement vendredi matin.

Les chiffres un peu plus forts que prévu pour l’indice ISM manufacturier américain en début de semaine ont aidé le dollar américain. Les tensions commerciales encore présentes en début de semaine ont aussi été favorables au renforcement du billet vert, notamment contre l’euro. Par la suite, ce sont les bons chiffres d’emploi publiés vendredi aux États-Unis qui ont donné un coup de pouce au dollar américain. Au moment d’écrire ces lignes, l’euro accentuait son repli hebdomadaire et s’approchait de 1,12 $ US. La semaine a également été difficile pour la livre, qui avoisinait 1,25 $ US vendredi matin, soit un creux depuis novembre 2017. Le dollar canadien a mieux fait, demeurant au-dessus de 0,76 $ US. Des gains réalisés en milieu de semaine, aidés par l’amélioration du solde commercial canadien, ont permis de compenser les pertes des séances de lundi et de vendredi.

Hendrix Vachon, économiste principal

Carine Bergevin-Chammah, économiste

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