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L’aversion pour le risque ramène une certaine volatilité sur les Bourses

L’aversion pour le risque était plus présente sur les marchés cette semaine et la Bourse américaine a évolué en dents de scie. Une série de données économiques mixtes, la poursuite des négociations commerciales sino-américaines, l’incertitude sur le Brexit qui perdure et le ton plus pessimiste des grandes banques centrales ont alimenté la volatilité. La Bourse a bondi mardi avec la montée des prix du pétrole, mais l’inquiétude a rapidement repris le dessus. Les perspectives de croissance économique mondiale demeurent incertaines. Entre autres choses, Mario Draghi, de la Banque centrale européenne (BCE), a indiqué mercredi que le resserrement de la politique monétaire pourrait être repoussé encore plus si les perspectives demeuraient pessimistes. Le PIB américain a aussi été révisé à la baisse jeudi. Un sentiment plus optimiste semblait toutefois vouloir s’installer vendredi, permettant à l’indice S&P 500 de se diriger vers un gain hebdomadaire de près de 1 %. L’indice canadien montrait une performance plus décevante malgré la montée des prix du pétrole. Le PIB canadien plus fort que prévu publié vendredi matin a tout de même soutenu la Bourse canadienne.

Les taux obligataires américains ont évolué en « U » cette semaine. Les commentaires de la BCE et les craintes sur l’économie mondiale les ont fait fléchir en première moitié de semaine. La baisse des demandes d’assurance-chômage aux États-Unis jeudi a toutefois contribué à renverser la situation. Les taux de 2 ans et de 10 ans s’établissaient aux environs de 2,25 % et de 2,40 % respectivement vendredi matin. Les taux canadiens ont affiché une tendance similaire. Le rebond était plus prononcé vendredi matin alors que le PIB canadien s’est avéré plus fort qu’anticipé. Au moment d’écrire ces lignes, le taux canadien de 2 ans se situait autour de 1,55 % et le taux de 10 ans, autour de 1,60 %.

La prudence affichée sur les marchés s’est traduite par l’appréciation du dollar américain contre plusieurs devises. L’euro s’est déprécié à près de 1,12 $ US. Les bons chiffres des ventes au détail publiés vendredi pour l’Allemagne n’ont pas vraiment changé la direction de la devise commune, quoique cela a aidé à la stabiliser. Plus tôt dans la semaine, les commentaires de Mario Draghi ont pesé sur l’euro. La livre a eu plus de difficulté jeudi alors que l’issue d’un vote sur le Brexit, vendredi, au Parlement britannique paraissait incertaine. L’issue a finalement été défavorable, consolidant le mouvement baissier de la livre. Le dollar canadien est demeuré en retrait une bonne partie de la semaine. Un rebond à près de 0,75 $ US a été observé vendredi après les chiffres du PIB.

Hendrix Vachon, économiste principal

Carine Bergevin-Chammah, économiste

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