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Cinq leçons à retenir de la dernière crise économique

Les événements entourant la dernière débâcle économique et les séquelles qu’ils laisseront à plusieurs niveaux (endettement des gouvernements, faillites de compagnies, perte de confiance des consommateurs et des investisseurs, etc.) seront certainement analysés en profondeur dans tous les cours d’économie et de finance sur la planète pour les années à venir. Quand le tout sera terminé (et espérons que ce sera bientôt) plusieurs leçons pourront être tirées. 

En voici cinq : 

1. Les nouveaux produits structurés à capital protégé ne vous sauveront pas toujours.

Il y a de bonnes chances qu’un produit gadget comme les billets à capital protégé vous déçoive. Souvent, ces produits utilisent des stratégies complexes qui sont vulnérable à des situations anormales, comme la faillite de grandes institutions financières ou une récession pouvant durer deux ans…   Si vous croyez au marché boursier à long terme et que vous voulez protéger une partie de votre portefeuille, une simple combinaison de fonds négociés en bourse avec des obligations gouvernementales pourrait très bien suffire.  

2. Les économies mondiales sont plus reliées qu’on ne le pense.

Non seulement les compagnies opèrent dans plus de pays dans le monde, les fortunes économiques de ces pays et leurs marchés financiers sont de plus en plus reliés. Saviez-vous que le Brésil est un grand exportateur de métaux vers la Chine et d’aliments vers la Russie et les pays du Moyen-Orient? Les pays comme la Malaisie et Taiwan ont besoin d’exporter vers les États-Unis pour éviter l’effondrement économique. Au lieu d’une diversification géographique, une répartition sectorielle et une diversification par catégorie de titre (petite capitalisation, obligations, grande capitalisation, etc.) seraient davantage appropriées. Vous seriez bien positionné pour la reprise lorsqu’elle arrivera, autant à Taiwan qu’à Montréal… 

3. Les titres adossés à des créances hypothécaires comportent des risques.

Ces titres ont fait les manchettes sur une base régulière depuis plusieurs mois. Ce n’est pas seulement les petits investisseurs qui ont sous-estimé le risque de ces produits, mais également de grandes institutions avec des gens très brillants. Ils ont même avoué publiquement ne pas très bien comprendre les risques associés... Voilà un bel exemple d’un produit «manufacturé» qui peut détenir une très bonne cote de crédit un jour, mais qui peut devenir toxique le jour suivant. Les agences de cotation  avaient accordé peu de probabilité à une baisse importante du marché de l’immobilier. La difficulté d’obtenir la valeur réelle du produit a entraîné une perte de confiance qui s’est propagée à travers le monde. 

4. Un marché financier doit être réglementé.

Il est faux de penser qu’un marché financier peut fonctionner à long terme sans l’application des règles existantes et la création de nouvelles règles adaptées à la réalité d’aujourd’hui. La SEC, l’organisme américain qui supervise les marchés financiers des États-Unis, et le gouvernement américain ont démontré un certain laxisme dans l’application et la création des règles. Le manque de personnel qualifié pour la supervision et le manque de conviction par l’administration Bush sur l’importance de la réglementation sont souvent cités comme sources principales de cette crise économique. Espérons que le gouvernement d’Obama n’ira pas trop loin dans l’autre direction…

5. Les marchés boursiers peuvent être plus volatiles qu’on ne le croit.

Les investisseurs présents dans le marché boursier au cours de la dernière année ont vécu (souvent pour la première fois) la volatilité à son extrême. Il faut remonter aux années 30 pour comparer la rapidité et la violence de la baisse des marchés à travers le monde. Une baisse de plus de 50 % est possible, même pour une compagnie de grande qualité avec un bilan financier solide. Aucune compagnie n’est à l’abri des mouvements souvent erratiques des marchés boursiers à court terme. La capacité d’exécuter rapidement des modifications dans un portefeuille est devenue essentielle. Détenir une portion en encaisse dans son portefeuille et avoir la possibilité de changer rapidement son allocation d’actif (obligations, actions, commodité, encaisse) permettent de bénéficier des occasions qui se présentent.

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