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Mise au point sur l’évolution des marchés en ce début d’année 2022 et la volatilité

Mise au point sur l’évolution des marchés en ce début d’année 2022 et la volatilité

Bien qu’il n’ait pas fracassé un nouveau record pour le nombre de nouveaux sommets, le S&P 500 en a quand même enregistré 70 en 2021. Qui plus est, son rendement a atteint 28,7 % (27,5 % en CAD) en 2021; respectivement +26 % (23 % en CAD) depuis 3 ans et +18,4 % (17 % en CAD) depuis 5 ans.

Fait particulièrement intéressant, le S&P 500 a enregistré une baisse intra-année d’à peine 5 % en 2021 (voir tableau plus loin), faisant croire à certains investisseurs que la volatilité s’était volatilisée par la mise en œuvre de politiques monétaires et budgétaires ultra expansionnistes, une reprise économique vigoureuse et une poussée des bénéfices. Depuis 1980, il est arrivé à seulement quatre autres occasions que la variation baissière intra-année a été inférieure. Il est à noter que la moyenne des baisses intra-années est tout de même de 14 % en 42 ans d’histoire et que 32 années sur 42 (76 % du temps), la bourse américaine a terminé l’année en territoire positif!

Historiquement, on a souvent observé des corrections importantes à la suite de périodes caractérisées par un optimisme débordant et où des progressions de cette amplitude étaient survenues. Depuis l’arrivée de la nouvelle année, la volatilité fait sentir sa présence sur fond d’une politique monétaire américaine en évolution et d’une inflation plus importante. Mais en réalité, une volatilité plus normale est simplement de retour (voir le tableau plus loin). Pour l’indice phare américain, le consensus table sur une croissance des bénéfices de 5,2 % en 2022, suivi de 9,5 % en 2023, ce qui porterait le bénéfice par action (BPA) du S&P 500 à près de 250 $. Malgré les récentes pressions inflationnistes, les entreprises ont su protéger leurs marges bénéficiaires et une croissance économique soutenue devrait être suffisante pour les maintenir. Notre équipe de stratégistes préconise un multiple d’évaluation stable à 21 fois les bénéfices. Pour le marché canadien (le S&P/TSX), le consensus mise sur une croissance des bénéfices de 9,6 % en 2022, puis de 2,8 % en 2023, ce qui porterait le BPA du TSX à près de 1 476 $.

Dans un contexte où les perspectives économiques se sont nettement détériorées, il peut être tentant de procéder à des changements drastiques de stratégies. Mais l’histoire nous a enseigné qu’un portefeuille bien diversifié et adéquatement structuré peut traverser des périodes difficiles comme celle que nous vivons actuellement. Dans des moments où la volatilité atteint des niveaux très élevés, il importe de garder le cap sur ses objectifs à long terme et d’être bien accompagné pour prendre ses décisions.

POINT DE VUE SUR LES CORRECTIONS

  1. Les corrections sont normales et peuvent représenter des occasions. Depuis 1980, le recul maximal moyen en cours d’année (du sommet au creux) atteint tout près de 14 % pour le S&P 500. Si un recul de 14 % n’a rien d’agréable, celui-ci représente néanmoins la normalité et non une exception. Par ailleurs, malgré des reculs en cours d’année parfois importants, dans près de 80 % des cas, les années se terminent en territoire positif.
  2. Vendre dans une journée de baisse massive est à proscrire… même si parfois, c’est tentant. De 1996 à 2015, le S&P 500 a généré un rendement annuel composé de 8,5 %. Si un investisseur était absent du marché pour seulement les dix meilleures journées, alors le rendement généré tombe de près de la moitié à 4,5 %. On le sait, les meilleures journées suivent souvent les pires et nous ne pouvons pas raisonnablement prévoir l’occurrence des pires journées. Alors une fois une journée difficile subie… vaut mieux au minimum se permettre de profiter des rebonds.
  3. Il est difficile de prévoir la direction des marchés à court terme. Le long terme offre plus de succès, surtout si vous suivez votre plan d’investissement et consultez votre équipe de conseillers en placement. Sur des horizons plus longs, la prévision est plus simple et tend à progresser. En investissement, le temps est votre allié, pas votre ennemi. Charles Schwab, une référence en courtage aux États-Unis, avait d’ailleurs réalisé une étude portant sur la période de 1993 à 2013. Sur cette période, un investisseur qui aurait investi chaque année un même montant au pire moment de chacune d’elle aurait néanmoins accumulé un montant de plus de 40 % supérieur à celui s’étant contenté d’investir en placement à capital garanti.
  4. En période de volatilité boursière, le pire ennemi est l’excès de conviction. Les répartitions 100 % en encaisse, 100 % en actions ou 100 % en obligations ne sont généralement pas de bonnes stratégies. Même les plus récentes fluctuations montrent l’importance de la répartition des catégories d’actifs. Certes, le plongeon des bourses depuis la fin février est particulièrement virulent. Cela dit, la chute des taux d’intérêt est tout aussi surprenante, et l’appréciation des obligations en découlant vient atténuer les pertes subies par les actions. L’encaisse est parfois la bonne option pour dormir à court terme… mais son rendement est généralement inférieur à l’inflation. Ainsi, un excès d’encaisse entraînera toujours l’érosion du pouvoir d’achat. Le vrai pouvoir de l’encaisse ne réside pas dans son rendement courant, mais plutôt dans la possibilité de saisir des occasions d’achat lorsqu’elles se présentent. Une stratégie de réinvestissement graduel est conseillée en pareille situation.
  5. Sortir des marchés en turbulence n’est pas une solution magique. En effet, l’investisseur qui quitte des marchés dans une période tumultueuse n’aura accompli que la moitié du travail; il aura circonscrit les pertes. Cependant, une fois sorti, le réel défi consistera à réinvestir une fois que les craintes ont atteint leur paroxysme. L’expérience montre que c’est rarement le cas. La clé du rendement à long terme est le temps investi dans le marché selon son profil d’investisseur aligné sur sa tolérance au risque, et non pas le temps passé à l’écart des marchés.

Chez Valeurs mobilières Desjardins, vous bénéficiez d’une équipe dédiée de professionnels qui consacrent temps et ressources à optimiser la gestion de votre patrimoine en fonction de votre situation personnelle, de vos objectifs d’investissement et de l’évolution des marchés.

Si nécessaire, nous vous invitons donc à communiquer avec nous afin de discuter plus en détail de toutes questions ou inquiétudes que vous pourriez avoir en lien avec les événements actuels.

Chacun des conseillers de Valeurs mobilières Desjardins (VMD) dont le nom est publié en page frontispice du présent document ou au début de toute rubrique de ce même document atteste par la présente que les recommandations et les opinions exprimées aux présentes reflètent avec exactitude les points de vue personnels des conseillers à l’égard de la société et des titres faisant l’objet du présent document ainsi que de toute autre société ou tout autre titre mentionné au sein du présent document dont le conseiller suit l’évolution. Il est possible que VMD ait déjà publié des opinions différentes ou même contraires à ce qui est ici exprimé. Ces opinions sont le reflet des différents points de vue, hypothèses et méthodes d’analyse des conseillers qui les ont rédigées. Avant de prendre une décision de placement fondée sur les recommandations fournies au présent document, il est conseillé au receveur du document d’évaluer dans quelle mesure celles-ci lui conviennent, au regard de sa situation financière personnelle ainsi que de ses objectifs et besoins de placement.

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