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L'inquiétude demeure présente sur les marchés

Malgré des résultats d'entreprises qui demeurent dans l'ensemble encourageants, les indices boursiers américains ont connu une semaine difficile. Les inquiétudes concernant une augmentation des taux d'intérêt ont pu contribuer au sentiment négatif en début de semaine alors que le déflateur des dépenses de consommation est remonté très près du niveau ciblé par la Réserve fédérale (Fed). Les tensions géopolitiques et commerciales semblent aussi continuer à inquiéter les investisseurs, alors qu'Israël a fait une sortie en règle contre l'accord sur le programme nucléaire iranien et que les négociations commerciales entre la Chine et les États-Unis ne semblent pas avoir été très fructueuses. Malgré un rebond vendredi, le S&P 500 se dirigeait vers un recul hebdomadaire d'environ 0,5 %. Pour une deuxième semaine consécutive, la Bourse canadienne a significativement mieux fait avec un léger gain.


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Après s'être maintenu à près de 3,00 % au début de la semaine, le taux obligataire américain de dix ans a reculé lors des dernières séances pour revenir aux environs de 2,95 %. En plus de profiter du sentiment d'inquiétude sur les marchés, les titres obligataires ont bénéficié du communiqué de la Fed qui signalait une certaine tolérance par rapport à une inflation légèrement au-dessus de la cible de 2 %. La performance mitigée du marché du travail américain a renforcé l'impression que la Fed n'aurait pas à accélérer son rythme de resserrement monétaire. Le rebond du PIB mensuel canadien en février a temporairement fait bondir les taux obligataires canadiens en début de semaine, mais cette tendance s'est renversée par la suite.


Graphique 2

Le dollar américain s'est apprécié en première moitié de semaine et s'est ensuite stabilisé. L'euro et la livre sterling ont particulièrement mal paru contre le billet vert. Les données économiques publiées sur le vieux continent ont généralement déçu les attentes. Entre autres, l'inflation de base en zone euro est retombée sous 1,0 %, ce qui n'aide pas à anticiper une réduction des mesures d'assouplissement monétaire par la Banque centrale européenne. Au final, l'euro est descendu sous 1,20 $ US et la livre, sous 1,36 $ US. Le dollar canadien s'est révélé plus stable. Il s'est essentiellement maintenu sous, mais près de, 0,78 $ US. Le rebond du PIB mensuel canadien a aidé le huard qui continue aussi de bénéficier des prix élevés du pétrole.


Graphique 3

Auteurs :
Mathieu D’Anjou, CFA, économiste principal
Hendrix Vachon, économiste principal

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