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Les mesures protectionnistes n’ont pas trop ébranlé les marchés jusqu’à présent

Les marchés ont été affectés par l'incertitude politique en Italie. La Bourse a chuté durant la séance de mardi, mais elle a récupéré ses pertes le lendemain alors que la situation italienne semblait se calmer. Les conflits commerciaux ont pesé sur la Bourse aux États-Unis avec les tensions sino-américaines qui se sont ravivées et avec l'imposition des tarifs sur l'aluminium et l'acier pour les produits canadiens, mexicains et européens. L'indice S&P 500 gagnait près de 0,5 % sur la semaine au moment d'écrire ces lignes. La Bourse canadienne a peu réagi à l'annonce des tarifs. Vendredi matin, l'indice S&P/TSX se retrouvait près de son niveau de la semaine dernière. La Bourse en Europe a été plus sévèrement touchée par les problèmes en Italie et également par le scandale de corruption en Espagne, alors que l'indice Euro STOXX 50 affichait une baisse hebdomadaire d'environ 1,75 %.


Graphique 1

Les investisseurs ont fui le marché obligataire italien pour se réfugier vers d'autres obligations jugées plus sûres. Les taux obligataires américains et canadiens ont chuté mardi, mais se sont rattrapés dès que la situation italienne a semblé se calmer. Les taux de deux ans et de dix ans s'affichaient autour de 2,50 % et de 2,90 % au moment d'écrire ces lignes. Les bons chiffres d'emplois aux États-Unis publiés vendredi matin ont également aidé la remontée des taux obligataires. Plus tôt dans la semaine, les taux canadiens ont été poussés par les propos positifs de la Banque du Canada (BdC), mais ont effacé une part de leurs gains alors que le PIB s'est affiché plus faible que prévu. Le taux de deux ans se situe maintenant près de 1,90 % et celui de dix ans sous 2,25 %.


Graphique 2

Le degré élevé d'aversion pour le risque en début de semaine a aidé le dollar américain à poursuivre son appréciation contre plusieurs devises. Cette tendance a pris fin en milieu de semaine dès qu'une issue politique s'est dessinée en Italie. L'euro a atteint un creux de dix mois, à près de 1,15 $ US, avant de remonter aux environs de 1,17 $ US. L'inflation un peu plus forte que prévu en zone euro a aussi aidé la devise commune à rebondir. Le dollar canadien a profité du signal d'une hausse prochaine des taux d'intérêt directeurs envoyé par la BdC mercredi. Le huard flirtait avec la barre de 0,78 $ US jeudi matin, mais les chiffres décevants du PIB canadien et l'annonce de tarifs commerciaux par les États-Unis ont ramené la devise à près de 0,77 $ US.


Graphique 3

Auteurs :
Hendrix Vachon, économiste principal
Carine Bergevin-Chammah, économiste

Tiré de: Desjardins Études économiques, édition du 1er juin 2018

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