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Les marchés s’inquiètent de l’état de l’économie américaine

Le sentiment d’inquiétude a augmenté cette semaine à la suite de la publication de données économiques décevantes aux Etats‑Unis, qui s’est ajoutée à l’incertitude politique déjà en place.  L’indice ISM manufacturier est descendu plus bas en zone de contraction en septembre et a atteint un creux remontant à dix ans, ce qui a alimenté la baisse des marchés boursiers mardi.  Le mouvement s’est poursuivi mercredi. Jeudi, ce fut au tour de l’ISM non manufacturier de décevoir.  Les marchés boursiers ont néanmoins repris de la vigueur après la nouvelle en misant sur un scénario où la Réserve fédérale (Fed) abaisserait ses taux directeurs dès le 30 octobre.  Il y avait des craintes que les chiffres d’emplois publiés vendredi matin puissent décevoir à leur tour, mais cela ne s’est pas concrétisé, ce qui a aidé à stabiliser les marchés. Finalement, l’indice S&P 500 affichait une baisse de près de 1 % sur la semaine vendredi matin.  L’indice boursier canadien montrait une plus forte perte hebdomadaire alors que l’inquiétude a aussi gagné le Canada, où une baisse du PIB mensuel a été évitée de justesse selon les données publiées pour le mois d’août.

Les taux américains se sont affaiblis de façon marquée, particulièrement mardi et jeudi.  L’aversion pour le risque, alimentée par les mauvaises données aux Etats‑Unis, et la hausse des anticipations d’assouplissement de la politique monétaire ont clairement contribué à ce mouvement baissier des taux obligataires.  Vendredi matin, les taux de 2 ans et de 10 ans s’établissaient respectivement autour de 1,40 % et de 1,50 %.  Les taux obligataires ont enregistré des baisses un peu moins prononcées au Canada. Le taux de 2 ans se situait aux environs de 1,40 % au moment d’écrire ces lignes et le taux de 10 ans, aux environs de 1,25 %.

Le dollar américain a commencé la semaine en hausse, mais a rapidement effacé ses gains en raison de l’inquiétude concernant plus spécifiquement l’économie américaine et des probabilities accrues d’une intervention plus musclée de la Fed.  De l’autre côté de l’Atlantique, les données économiques ont été plus encourageantes avec, entre autres, le taux de chômage qui continue de diminuer et les ventes au détail qui ont rebondi.  L’euro s’échangeait à près de 1,10 $ US vendredi matin.  À près de 1,23 $ US, la livre sterling a été plus stable durant la semaine, réagissant à des signaux parfois rassurants, parfois inquiétants à l’égard du Brexit.  L’inquiétude sur les économies américaine et canadienne a pénalisé le dollar canadien, qui est temporairement passé sous 0,75 $ US. La baisse du cours des matières premières a aussi nui au huard.

Hendrix Vachon, économiste principal

Carine Bergevin-Chammah, économiste

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