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Bulletin trimestriel – Deuxième trimestre 2019

Nous sommes à la mi-année et de nombreux marchés affichent des rendements dans les deux chiffres. L’Europe (indice Stoxx Europe 600) connaît notamment son meilleur semestre depuis 1998.

L’expansion mondiale se poursuit : les bases économiques qui alimentent la consommation aux États-Unis sont solides, et la Chine semble vouloir intensifier ses mesures de stimulation du crédit au cours des mois à venir. Appuyée par des politiques macroéconomiques très conciliantes, l’économie mondiale devrait prendre du rythme au cours de la deuxième moitié de 2019, mais cette perspective est assombrie par les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, qui demeurent une préoccupation récurrente.

Même s’il est tentant de se soucier des États-Unis de Donald Trump et de la possibilité d’une guerre commerciale, il faut tenir compte de l’effet hautement accommodant des mesures de la Réserve fédérale américaine (la Fed) et du gouvernement du pays. Partout dans le monde, les banques centrales ont joué la carte de l’apaisement, la Fed promettant pratiquement de réduire les taux en juillet. Il s’agira cependant d’une réduction « d’assurance », comme en 1995 et en 1998, et non le début d’un cycle de relâchement prérécession.

À moins d’un événement inattendu, par exemple une rupture durable des négociations commerciales, l’expansion se prolongera probablement au-delà de 2020. Cela signifie aussi que le cycle d’investissement devrait continuer, même si les investisseurs composeront avec la volatilité causée par la situation politique et géopolitique (notamment en Iran), les mesures des banques centrales et des gouvernements, les indicateurs économiques (dont les profits des entreprises), le commerce international et l’opinion globale des investisseurs. Dans cette conjoncture, nous continuons à croire à l’importance d’une répartition des actions diversifiée à l’échelle mondiale.

Les investisseurs tiennent à préserver les gains du premier trimestre pendant l’été. Cependant, si les États-Unis et la Chine sont incapables de s’entendre, ils peuvent succomber à la tentation de « vendre en mai et de s’en aller », un adage que les marchés boursiers nord-américains ont ignoré cinq fois depuis 2012. Cette année, la possibilité d’une guerre commerciale pourrait venir changer la donne. Par conséquent, nous préférons être plus prudents à l’approche de la période estivale, plus tranquille, avec une pondération plus importante des titres à revenu fixe dans nos portefeuilles discrétionnaires.

Pour les titres de croissance, la volatilité sera alimentée par de nombreux facteurs de risque pour le reste du cycle d’investissement, car les banques centrales, les prévisionnistes et les investisseurs éprouvent des difficultés à prédire le tournant avec exactitude. Comme nous l’avons mentionné plusieurs fois par le passé, tenter d’accoler des dates précises aux mouvements du marché est totalement inutile.

Pour les titres à revenu fixe, la pause monétaire marque le début d’une période où les taux d’intérêt demeureront bas jusqu’à ce que les tensions politiques et commerciales se calment et que l’inflation réussisse à maintenir le cap à long terme. Si la Chine et les États-Unis commencent à envisager leurs relations commerciales de manière plus rationnelle et que, par conséquent, la croissance mondiale s’accélère, les taux d’intérêt devraient peu à peu tendre vers leurs sommets de 2018. Dans cette conjoncture, les titres à revenu fixe pourraient avoir une influence légèrement négative sur les rendements des portefeuilles.

Les espèces sont également une solution de rechange intéressante, pourvu que la qualité, la liquidité et le faible risque fassent partie de l’équation. Le pouvoir d’attraction des espèces ne réside pas tant dans leur rendement actuel que dans leur liquidité, ce qui signifie qu’elles peuvent être réinvesties rapidement pour profiter des mouvements du marché. C’est pourquoi nous préférons maintenir de hauts niveaux de liquidité dans nos portefeuilles pour le moment.

Pour les investisseurs canadiens, la stratégie de taux de change sera principalement influencée par le dollar américain, le prix du pétrole et l’écart entre les taux directeurs américain et canadien.

Le prix des matières premières fluctuera en fonction de l’évolution de la situation géopolitique (États-Unis, Chine, Iran, Russie, Arabie saoudite et Venezuela), de la gestion de l’approvisionnement en pétrole (OPEP 2.0, États-Unis et Canada) et des perspectives économiques mondiales. Nous avons ajouté l’or à nos portefeuilles plus dynamiques et avons par conséquent profité d’une augmentation de son prix.

Notre analyse des indicateurs de récession (courbe de rendement, indicateurs avancés, écarts de crédit, investissements, endettement et stocks des entreprises) est encore optimiste. Nous prévoyons que ce cycle durera plus longtemps que ce qui était initialement prévu. Toutefois, nous traversons actuellement la plus longue période de marché haussier de l’histoire. Pour profiter pleinement de ce cycle d’investissement prolongé, les investisseurs devront faire fi des interférences et des pics d’anxiété et ne jamais perdre de vue leurs buts à long terme et leurs plans financiers.

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