Toutes les nouvelles

Quatrième trimestre 2021

Bonjour à toutes et à tous,

Avant toute chose, nous tenons à vous souhaiter une très belle et heureuse année 2022.

Le dernier trimestre de l’année a été marqué par de nombreux accès de volatilité, principalement causés par un nouveau variant menaçant la croissance économique mondiale, un système de santé déjà fragile, un changement de ton du côté des banques centrales, un taux d’inflation très élevé et un environnement géopolitique incertain. Par contre, la croissance des bénéfices des entreprises et les fortes dépenses à la consommation (et la santé financière) des ménages ont poussé les indices boursiers à la hausse.

 

Canada

Notre économie s’est très bien comportée au cours du dernier trimestre de l’année en grande partie grâce aux secteurs de l’énergie et des matériaux. La hausse du prix du baril de pétrole de 59 % en 2021 (soit 48,42 $ le baril au 31 décembre 2020 à 75,45 $ le baril au 31 décembre 2021) et des prix des matériaux a permis aux actions canadiennes de terminer l’année en forte hausse. À noter que notre économie s’est également rétablie du choc pandémique de 2020. Notre taux de chômage, bien qu’il ne soit pas revenu au niveau d’avant la pandémie s’est quand même amélioré pour s’établir à 6 % à la fin novembre. La hausse des salaires et du taux d’épargne des ménages s’est aussi accentuée, ce qui est de bon augure pour les mois à venir. Le huard s’est également apprécié par rapport aux grandes devises mondiales, hausse qui a nui à nos rendements. Le dollar canadien a terminé l’année à 0,79 $ par rapport au billet vert, ce qui représente un bond annuel de 0,66 %.

 Les marchés attendent tous la prochaine intervention de la Banque du Canada à l’égard de sa politique monétaire, cette dernière ayant laissé sous-entendre une première hausse de son taux directeur au premier trimestre de 2022 et la fin de son programme d’assouplissement quantitatif (achat d’obligations). Autrement dit, un durcissement de la politique monétaire est à prévoir au cours des prochains mois. À noter que le Mouvement Desjardins anticipe deux hausses du taux directeur en 2022, la première en avril et la seconde à l’automne, ce qui porterait le taux directeur à 0,75 % en fin d’année. Cette nouvelle perspective est attribuable au niveau d’inflation très élevé et aux fortes dépenses à la consommation. La prise de mesures de régulation économique s’impose.

 

Bien que le marché des actions ait inscrit d’excellents rendements en 2021, il n’en a pas nécessairement été de même pour les titres à revenus fixes. De fait, la montée des taux obligataires s’est traduite par des rendements négatifs pour cette catégorie d’actif. Le taux des obligations à 10 ans a bondi de 109 % en 2021, pour s’établir à 1,42 % à la fin décembre**.

*Donnée provenant de Market-Q

**Donnée provenant de la Banque du Canada : https://www.banqueducanada.ca/taux/taux-dinteret/obligations-canadiennes/

États-Unis

Malgré les incertitudes du dernier trimestre, l’indice S&P 500, qui est composé des 500 plus grandes entreprises américaines, a terminé le trimestre en inscrivant une hausse de 10,68 points. Contrairement à 2020, où les entreprises technologiques se sont particulièrement démarquées, tous les secteurs ont contribué au rendement des 12 derniers mois. Les bénéfices des entreprises ont dépassé les attentes des analystes, ce qui a contribué à la hausse des actions américaines lors du dernier trimestre. À l’instar de l’économie canadienne, l’économie des États-Unis s’est améliorée par rapport à l’année précédente. Le taux de chômage s’est chiffré à 3,9 % en décembre, se rapprochant de niveau d’avant la pandémie. Dans l’ensemble, les familles américaines sont en bonne santé financière. De fait, le taux d’épargne et les dépenses à la consommation ont atteint des sommets. Les problèmes entourant les chaînes d’approvisionnement, la pénurie de main-d’œuvre et le haut niveau d’inflation sont autant de facteurs qui devront être pris en compte au cours des mois à venir.

 

  1. Powell, président de la Réserve fédérale américaine (la Fed), a également changé de ton ainsi qu’en atteste son discours des derniers mois. En raison du niveau élevé de l’inflation et de la consommation des ménages et de la forte augmentation des bénéfices des entreprises, un resserrement de la politique monétaire américaine est à prévoir. Ainsi, les achats d’obligations diminueront progressivement jusqu’à prendre fin au printemps 2022 et trois hausses du taux directeur devraient être apportées au cours de la prochaine année. Le Mouvement Desjardins anticipe également ces trois hausses, au rythme d’un relèvement par trimestre à partir de juin. Le taux directeur sera donc de 1 % à la fin de l’année. Bien entendu, l’évolution de la pandémie, l’arrivée d’un nouveau variant, une diminution des dépenses à la consommation ou tout autre événement inattendu pourrait venir brouiller les prévisions actuelles.

À noter qu’une hausse graduelle de taux d’intérêt n’est pas nécessairement néfaster pour l’économie et qu’elle sert parfois de mesure de régulation. Certains secteurs comme ceux des services financiers ou des matériaux arrivent parfois à se démarquer dans ces circonstances, ce qui n’est pas le cas des actions de croissance, comme celles du secteur technologique.

 

Sur le plan politique, le président Biden n’a toujours pas réussi à convaincre tous les membres de son parti à voter en faveur de son plan d’infrastructure. Il sera intéressant de voir l’évolution de cet enjeu au cours des prochaines semaines. Fait à noter, Apple est la première société dont la capitalisation boursière a atteint 3 000 milliards de dollars américains!

 

Enfin, l’inflation retiendra certainement notre attention. Cet aspect sera au cœur des décisions prises à l’égard de la politique monétaire du pays. Toutes les mesures possibles seront prises afin de freiner l’augmentation des prix. La plupart des économistes s’entendent pour dire que le niveau d’inflation devrait se stabiliser au deuxième semestre de l’année, tout en demeurant au-dessus des moyennes historiques.

 

ACTIONS INTERNATIONALES ET MARCHÉS ÉMERGENTS

La performance annuelle des actions internationales a été plus modeste que celle des actions nord-américaines. Les pays d’Europe ayant été davantage touchés par le variant Omicron, plusieurs restrictions ont été mises en place pour les familles.

La Banque d’Angleterre a été la première des grandes banques centrales à relever son taux directeur, en raison de l’augmentation du taux d’inflation (qui est d’environ 6 %)*. Les conflits géopolitiques ont aussi retenu l’attention lors des derniers mois. Nous continuerons de surveiller les tensions entre la Russie et l’Ukraine et les échanges commerciaux entre les États-Unis et la Chine. Même si nous ne nous attendons pas à ce que ces enjeux aient des répercussions négatives sur les perspectives de croissance économique à long terme, il demeure que des échanges tendus pourraient soulever des incertitudes et entraîner de la volatilité à court terme.

* Source : https://investir.lesechos.fr/marches/actualites/gb-la-banque-d-angleterre-releve-son-taux-directeur-face-a-l-inflation-1994012.php

 

La société chinoise Evergrande a retenu l’attention lors des derniers mois en raison du coup qu’elle a porté à la confiance des investisseurs envers le marché immobilier chinois et de l’obligation d’intervenir qu’une entreprise de son envergure imposait au gouvernement en cas de défaut de sa part. En outre, certaines réformes fiscales visant les entreprises technologiques chinoises ont entraîné le repli des places boursières asiatiques. Le gouvernement chinois adopte toujours une politique zéro COVID, ce qui signifie qu’il se réserve le droit d’imposer un confinement à des régions et des entreprises données aussitôt qu’un cas de COVID-19 est détecté*. Les évaluations demeurent favorables pour cette catégorie d’actif. Cependant, étant donné la très forte volatilité et le haut niveau de risque entourant ces entreprises, nous continuons de sous-pondérer ce secteur au sein des portefeuilles.

*Source : https://www.lapresse.ca/international/asie-et-oceanie/2021-11-17/la-politique-covid-19-sous-pression-en-chine.php

 

À quoi peut-on s’attendre en 2022?

Certes, à de la volatilité. Le changement de ton des banques centrales, l’évolution de la pandémie, le rythme de vaccination pour la troisième dose, les problèmes de main-d’œuvre et de chaîne d’approvisionnement, les tensions géopolitiques et le niveau d’inflation sont autant de facteurs qui peuvent freiner la croissance de l’économie. Par contre, la forte progression des bénéfices, la diminution du taux de chômage, l’accumulation d’épargne des ménages et les fortes dépenses à la consommation sont des facteurs favorables dont il faut tenir compte. Nous pouvons nous attendre à une année positive, mais pas de tout repos.

 

Nous devons bien gérer nos attentes quant aux rendements futurs. Même si nous avons touché de bons rendements au cours des trois dernières années, nous devons faire preuve de réalisme dans notre approche. Le taux de rendement hypothétique pour les projections de revenu est actuellement de 4 %, voire moins pour les portefeuilles plus prudents. Conserver notre répartition d’actif cible, notre tolérance au risque et une saine diversification demeure le meilleur moyen pour arriver à nos fins en toute quiétude.

 

Nous vous invitons à lire l’article publié dans Finances et Investissement, qui porte notamment sur les attentes envers notre taux de rendement.

Pour lire l’article, cliquez ici : https://www.finance-investissement.com/nouvelles/actualites/les-investisseurs-devraient-temperer-leurs-attentes/

N’hésitez pas à communiquer avec nous pour discuter de certains sujets plus en détail.

Enfin, nous aimerions profiter de l’occasion pour souhaiter une bonne retraite à notre mentor Luc Charron!

Chacun des conseillers de Valeurs mobilières Desjardins (VMD) dont le nom est publié en page frontispice du présent document ou au début de toute rubrique de ce même document atteste par la présente que les recommandations et les opinions exprimées aux présentes reflètent avec exactitude les points de vue personnels des conseillers à l’égard de la société et des titres faisant l’objet du présent document ainsi que de toute autre société ou tout autre titre mentionné au sein du présent document dont le conseiller suit l’évolution. Il est possible que VMD ait déjà publié des opinions différentes ou même contraires à ce qui est ici exprimé. Ces opinions sont le reflet des différents points de vue, hypothèses et méthodes d’analyse des conseillers qui les ont rédigées. Avant de prendre une décision de placement fondée sur les recommandations fournies au présent document, il est conseillé au receveur du document d’évaluer dans quelle mesure celles-ci lui conviennent, au regard de sa situation financière personnelle ainsi que de ses objectifs et besoins de placement.

Haut de page