Au troisième trimestre, la baisse de l’inflation et la croissance économique ont contribué à alimenter l’optimisme quant à un possible atterrissage en douceur. Cependant, les données mensuelles laissent supposer que la dynamique économique ralentit (croissance moindre et/ou reculs dans certains pays). Les dépenses des entreprises ont résisté plus vigoureusement que prévu en raison de leur augmentation dans le secteur manufacturier. Les consommateurs sont demeurés résilients, soutenus par une solide croissance de l’emploi et une hausse des salaires réels. Cependant, ils ont épuisé leurs soldes d’épargne et se sont endettés davantage pour maintenir leurs dépenses courantes, ce qui a entraîné une augmentation des défauts de paiement. Cette situation, conjuguée aux effets différés du resserrement monétaire, devrait peser sur les dépenses de consommation au cours des prochains mois et fragiliser l’économie, qui deviendra plus vulnérable aux chocs.
Après un bon début de trimestre en juillet, les marchés boursiers ont chuté en août et en septembre, car les investisseurs sont devenus plus frileux lorsque la réalité des taux d’intérêt « plus élevés pour plus longtemps » est devenue évidente. Toute l’attention est portée sur l’inflation et sur ce que cela signifie pour les taux d’intérêt, et on peut s’attendre à ce que ce sujet soit encore d’actualité en 2024. Les banques centrales du monde entier ont maintes fois mentionné que les taux d’intérêt allaient probablement rester plus élevés plus longtemps, mais les investisseurs ont fait la sourde oreille en début de trimestre en pariant plutôt sur le fait qu’elles allaient pivoter et réduire les taux plus tard cette année.
Le prix du pétrole, qui a augmenté de plus de 30 % au cours du trimestre, et des données économiques plus robustes que prévu (comme celles sur l’emploi) se sont ajoutés à l’équation. Tout cela a en quelque sorte été un choc pour les investisseurs, qui espéraient l’atterrissage en douceur attendu et une baisse de taux le plus rapidement possible. Ainsi, alors que les actifs ont déjà pris en compte les baisses de taux attendues, il semble que les investisseurs dans leur ensemble ajustent désormais leurs évaluations en fonction du nouveau paradigme où les taux demeureront élevés plus longtemps.
Si vous croyez que les marchés boursiers ont été volatils au cours du trimestre, sachez que le marché obligataire n’a pas été en reste, car on s’est également fait à l’idée que les taux demeureraient élevés plus longtemps que ce qui avait été anticipé initialement. Cet ajustement a entraîné des répercussions surtout sur la portion longue de la courbe. À titre d’exemple, l’obligation du Canada de 10 ans a vu son rendement passer de 3,28 % le 30 juin à 4,08 % à la fin de septembre !! La remontée des rendements des titres à revenu fixe les rend attrayants. Sans vouloir vous annoncer que la hausse des taux est terminée, nous croyons que ce cycle de resserrement monétaire tire à sa fin. Si l’économie évite une récession, la Banque du Canada (BdC) sera en mesure de procéder à de légères réductions l’année prochaine. Toutefois, si l’économie entre en récession, la BdC pourrait être contrainte de réduire rapidement son taux. Ces deux résultats seront de bon augure pour les placements à revenu fixe, car les obligations ont une relation inverse avec les taux d’intérêt (nous vous rappelons que lorsque les taux d’intérêt baissent, la valeur de vos obligations en portefeuille augmente). Ce répit dans le segment du revenu fixe sera le bienvenu, car l’année 2023 pourrait être la troisième année consécutive de rendement négatif, du rarement vu !!
Les dépenses de consommation ont défié les attentes et aidé certaines économies à éviter une récession jusqu’à présent. Aux États-Unis, les dépenses ont continué d’augmenter, bien que les données d’août aient été légèrement plus faibles que prévu. Les dépenses de consommation au Royaume-Uni sont également restées élevées malgré une inflation tenace. En Chine, les ventes au détail ont été, disons, correctes dans une économie par ailleurs faible. Plusieurs vents contraires pourraient cependant commencer à entraîner des répercussions sur les dépenses.
L’Équipe GGL n’adhère pas au concept d’atterrissage en douceur. Récession il y aura, reste à déterminer quand et si elle sera légère ou profonde. Nous avons subi au Canada depuis mars 2022 10 hausses du taux directeur (11 aux États-Unis et 14 au Royaume-Uni), celles-ci commencent à peine à produire leur effet de ralentissement sur l’activité économique. Les effets plus marqués sont toujours à venir. Cela dit, dans un cycle économique normal (on vous l’accorde, celui-ci n’a rien de normal avec la COVID-19, l’apparition de nouveaux conflits armés, etc.), la reprise suit la récession et souvent, lorsque celle-ci devient officielle après deux trimestres négatifs et une hausse du taux de chômage, le marché, lui, est déjà en mode reprise. D’après une citation attribuée à Warren Buffet : « Les gens perdent plus d’argent à anticiper la récession que pendant la récession elle-même ». Cela souligne l’importance de ne pas céder à la panique ni prendre des décisions impulsives en réaction aux fluctuations économiques.
Comme il est impossible de prévoir à quel moment les taux atteindront un sommet pour ensuite amorcer leur repli, nous avons déjà commencé à positionner les portefeuilles pour la prochaine phase du cycle économique en augmentant la durée de notre revenu fixe, c’est-à-dire en vendant du court terme pour acheter du long terme, en vue des baisses de taux à venir. Cette stratégie apportera une plus-value intéressante au portefeuille. Il reste maintenant à faire preuve de patience et à laisser venir les événements à nous. Au niveau boursier, notre stratégie consiste à déployer du capital pendant les corrections du marché. Nous avons sur notre radar des titres que nous suivons depuis plusieurs années, mais leur valorisation étant trop élevée selon nos critères d’investissement, nous attendons le moment opportun pour les acquérir. Encore là, il faut faire preuve de patience et respecter le processus. L’investissement est le marathon d’une vie et non un sprint, qui lui s’apparente plus à la spéculation.
C’est dans des contextes comme ceux-ci que la gestion active prend tout son sens. Alors que l’investissement passif entraînera probablement une surpondération des segments coûteux du marché, la gestion active permet de nous pencher sur les segments sous-évalués. De plus, une sélection prudente des titres est encore plus importante si les valorisations tendues sont un avertissement de replis futurs du marché.
Nous vous invitons à lire, en cliquant sur le lien ci-dessous, un texte qu’un journaliste de La Presse a repris et commenté dernièrement afin de souligner le quinzième anniversaire de sa publication originale. En octobre 2008, alors que l’économie et les marchés étaient en pleine déroute, le célèbre gestionnaire Warren Buffet a senti le besoin de publier un texte dans le New York Times.
Aujourd’hui, plusieurs se demandent à nouveau de quoi demain sera fait tellement il y a de nuages qui semblent s’accumuler à l’horizon : les conflits armés qui n’en finissent plus, le réchauffement climatique, la polarisation extrême des opinions, les déficits gargantuesques de nos gouvernements, l’endettement des ménages, etc. Nous croyons que dans le climat de morosité et d’incertitude actuel, la lecture de ce texte et la réflexion qu’il amène sont opportuns.
Le plan financier est offert à notre clientèle à honoraires adhérant à notre service de gestion de patrimoine. Il constitue un outil puissant pour déterminer la santé financière de votre patrimoine et nous aider à poser un bon diagnostic lorsque c’est nécessaire. Nous utilisons les normes d’hypothèses recommandées par l’Institut québécois de la planification financière (IQPF) pour nos projections. Lorsqu’il est bien compris, le plan financier vous permet de traverser les périodes incertaines du cycle économique avec une plus grande quiétude. Les normes et hypothèses sont calculées à partir de statistiques à long terme qui tiennent compte de toutes les phases d’un cycle économique. Le plan est revu régulièrement et vous assure une saine gestion de vos finances.
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Équipe GGL
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