Après plusieurs trimestres consécutifs de gains pour le marché des actions, l’indice phare américain, le S&P 500, a cédé 4,65 % en septembre. Il a tout de même clôturé le troisième trimestre avec un gain de 0,58 %, pour un sixième trimestre consécutif à la hausse! Malgré ce recul, le S&P 500 affiche un gain de 93 % depuis son creux du 23 mars 2020. Il s’échange à un multiple de 20,3 fois les bénéfices projetés. Par rapport à 2007 et à 2020, le multiple d’évaluation semble élevé, toutefois, ce n’est pas le cas lorsqu’on le compare à l’année 2000. La volatilité a fortement augmenté en septembre. La pénurie de main-d’œuvre prend de l’ampleur alors que la demande est en forte hausse et que l’offre est insuffisante.
La pénurie de main-d’œuvre est un facteur mondial qui contribue au bouleversement des chaines de production, d’approvisionnement et de livraison. Les mesures sans précédent adoptées par les pouvoirs publics ont permis de préserver le tissu économique dans la plupart des économies avancées. Mais voilà que la reprise est dans une forme splendide, au point où il y a un déséquilibre cyclique et structurel entre l’offre et la demande.
Evergrande a fait couler beaucoup d’encre en Chine pendant le trimestre et a semé un vent d’inquiétude en septembre sur l’ensemble des places financières de la planète. Cela dit, Evergrande n’est pas un « moment Lehman » ou LTCM comme plusieurs le prétendent, et ce, pour deux raisons : la Chine est un pays communiste qui a les moyens de ses ambitions et Evergrande a des actifs physiques (terrains et immobilier) contrairement à Lehman et à LTCM. Selon le Fonds monétaire international (FMI), la Chine a les outils pour composer avec Evergrande et pour empêcher une crise systémique. Certes, l’endettement de Evergrande est élevé (environ 300 milliards de dollars), mais la situation est gérable pourvu que les liquidités (cash flow) à la disposition de l’entreprise soient abondantes.
L’inflation, sujet de l’heure
Au printemps, l’inflation a atteint 5,4 % aux États-Unis, un niveau inégalé depuis 1990! Au Canada, elle s’élevait à 3,6 % en mai, un record des dix dernières années. Les prix de base et les coûts de l’énergie à la hausse ont contribué à cette augmentation.
Les banquiers centraux qui prévoyaient que la montée de l’inflation serait un phénomène de courte durée s’interrogent dorénavant sur la persistance de la période de transition. Oui, le rythme de la croissance économique ralentira dans les prochains trimestres, mais une récession serait surprenante! Avec 10 000 milliards de dollars dans les comptes d’épargne, les ménages américains sont une force à reconnaitre pour le futur. À eux seuls, ils ont le potentiel de garder le cycle bien en vie à court et moyen terme.
Toujours en septembre, les Canadiens ont été appelés aux urnes afin d’élire, après 36 jours de campagne électorale et 612 millions de dollars plus tard, un autre gouvernement minoritaire. Depuis 2004, cinq des sept élections fédérales ont porté au pouvoir un gouvernement minoritaire. En moyenne, son espérance de vie est de 21 mois depuis les années 50. La démocratie n’a pas de prix, mais espérons qu’elle pourra s’échelonner sur plus de 21 mois cette fois-ci.
Alors que la fin de l’année se profile, les inquiétudes concernant l’inflation domineront toutes les conversations. Les investisseurs voudront savoir quelles mesures les gouvernements et les banques centrales prendront afin d’endiguer les pressions haussières sur les prix tout en maintenant la croissance de leurs économies. La saga Evergrande en Chine devrait aussi continuer à retenir l’attention. Certes, les marchés et les investisseurs s’inquièteront de la pénurie de main-d’œuvre, de la persistance de l’inflation, des défis des chaines d’approvisionnement, de la potentielle fermeture du gouvernement américain en décembre prochain et de l’incapacité des politiciens d’y relever à nouveau le plafond de la dette.
Perspectives positives
Malgré un contexte exceptionnel, notre vue sur l’horizon est positive. En bourse comme sur le marché obligataire, des baisses sont envisageables, elles font partie du cycle d’investissement. Il faut les voir comme des occasions d’investissement, tout comme les exercices réguliers de rééquilibrage d’un portefeuille adéquatement diversifié.
Cycle de rencontre
Planification fiscale : Nous procéderons à la vérification des gains et des pertes en capital dans les prochaines semaines et communiquerons avec vous si nécessaire. En raison de la bonne performance des marchés ces dernières années, il devient difficile de prendre des pertes en capital (un beau problème!). Nous vous demandons de vérifier sur vos avis de cotisations fédérales si des pertes en capital sont inscrites à votre dossier et de nous en faire part si c’est le cas.
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