Le statu quo a prévalu contre les éventuelles baisses de taux au premier trimestre de 2004, et ce, aussi bien chez nous que chez nos voisins américains. En effet, la Banque du Canada (BdC) a maintenu son taux directeur, excluant ainsi toute nouvelle augmentation. Au moment où les responsables affirment qu’il est encore trop tôt pour envisager une baisse, l’inflation a ralenti partout au pays. Dans toutes les provinces, l’inflation (excluant le logement) est inférieure ou égale à 2 %. Néanmoins, la BdC reste préoccupée par la persistance de l’inflation dans divers secteurs de l’économie et souhaite une atténuation encore plus marquée de la pression sur les prix avant de crier victoire.
Du côté américain, les économistes sont nettement plus optimistes qu’il y a six mois en ce qui concerne les perspectives économiques. Selon le consensus des économistes, la probabilité d’une récession au cours des 12 prochains mois a reculé à 35 %, soit son niveau le plus bas depuis juillet 2022. Les prix continuent toutefois d’augmenter plus rapidement que la normale, ce qui suscite des inquiétudes quant aux risques d’inflation dans un contexte économique résilient. Le taux de chômage est désormais à son plus haut niveau depuis janvier 2022, et les dépenses des consommateurs ont ralenti lors du trimestre. En ce qui a trait aux perspectives de taux, la majorité des responsables de la Réserve fédérale américaine (Fed) continue de penser qu’il y aura trois baisses cette année.
Finalement du côté de la zone euro, la production industrielle s’est effondrée au début de l’année, laissant ainsi présager que l’économie dans son ensemble peine à croître au premier trimestre. Les données montrent à quel point la base manufacturière souffre, en particulier en Allemagne, la plus grande économie de la zone euro. La Banque centrale européenne a dévoilé des perspectives revues à la baisse pour 2024 et prédit un maintien de la croissance modérée. Néanmoins, plusieurs indicateurs témoignent d’une amélioration des perspectives à court terme, ce qui indique une performance économique meilleure qu’anticipée.
Bien que la persistance de l’inflation ait momentanément ébranlé les actions, son impact est resté limité par rapport à son effet sur les obligations, qui se sont dépréciées lors du premier trimestre de 2024. Le marché a dû digérer deux rapports consécutifs sur l’indice des prix à la consommation (IPC) dans lesquels l’inflation de base mensuelle s’est avérée supérieure aux attentes. Depuis le début de l’année, les taux des bons du Trésor à deux ans sont revenus s’établir autour des niveaux observés à la mi-décembre. À la suite de la fête orchestrée par le pivot de la Fed en fin d’année, les marchés ont fait du bon travail en réduisant le nombre irréaliste de baisses de taux attendues en début d’année et ils s’alignent désormais sur les projections de la Fed avec trois baisses de 25 points de base.
L’idée d’un atterrissage en douceur a dominé le comportement des marchés boursiers en début d’année. L’indice S&P 500 a progressé de près de 10,5 % au premier trimestre grâce à la combinaison de données économiques américaines positives, des attentes quant à la réduction des taux d’intérêt de la Fed et de l’optimisme débridé suscité par l’intelligence artificielle. Les Sept Magnifiques, qui ont été à l’origine de la majeure partie de la hausse de l’année dernière, ont vu trois de leurs membres (Apple, Tesla et Meta) enregistré des reculs au mois de mars, soit 5,1 %, 12,9 % et 1 % respectivement. À la fin du premier trimestre de 2024, Tesla est le titre le moins performant du S&P 500, avec un recul de 29 %. Les Sept Magnifiques se seraient-ils transformés en « Big 4 »?
Cela dit, la réduction de la concentration des rendements dans une poignée de titres se veut une bonne nouvelle. Souhaitons donc qu’une telle bifurcation vers des titres prédominants moins concentrés dans le secteur de la technologie se poursuive lors des prochains trimestres.
Au Canada, l’indice TSX a enregistré sommet après sommet lors du trimestre alors que la Banque du Canada signale en avoir terminé avec les hausses de taux d’intérêt. Même si le pays est confronté à des difficultés économiques en ce moment, le secteur des services financiers demeure sain. Ce dernier, qui est le poids lourd au Canada puisqu’il représente près de 31 % de la pondération de l’indice (l’énergie suit avec 17 %), a progressé de 5,6 % au cours du premier trimestre de 2024. Cependant, le secteur financier est de nature cyclique et il serait exposé à plusieurs vents contraires si les conditions économiques devaient se détériorer plus tard dans l’année.
La croissance du bénéfice anticipé par actions (BPA) est quelque peu élevée à l’aube du second trimestre, amenant ainsi le marché à croître à un rythme supérieur à sa moyenne historique. Ce rythme pourrait s’avérer insoutenable si les données fondamentales ne sont pas au rendez-vous. La prochaine saison de publication des résultats sera importante, étant donné que les marchés sont déjà évalués en fonction d’un scénario optimiste.
En ce qui concerne l’équipe GGL, la dispersion des rendements retiendra grandement notre attention à l’aube de la publication des résultats. Nous souhaitons obtenir une confirmation que le leadership affiché par le secteur de la technologie lors des derniers trimestres continuera à s’étendre à d’autres secteurs. De plus, la forte volatilité des rendements obligataires demandera une vigie de tous les instants afin de s’assurer d’un positionnement optimal sur la courbe des rendements au fil de la publication des données économiques. Comme d’habitude, un communiqué vous sera transmis si nous modifions le positionnement de votre portefeuille.
Le 27 décembre dernier, Québec publiait un projet de règlement donnant suite aux modifications apportées aux articles 90.1 et 92 de la Loi sur les régimes complémentaires de retraite par la Loi concernant la mise en œuvre de certaines dispositions du discours sur le budget du 22 mars 2022 et modifiant d’autres dispositions législatives.
Le texte qui suit est tiré directement du projet de règlement :
« Il prévoit principalement que tout ou partie des sommes détenues dans un fonds de revenu viager par un participant ou conjoint âgé d’au moins 55 ans peuvent, sur demande à l’établissement financier faite en tout temps au cours d’un exercice financier, être payées en un ou plusieurs versements sans égard à tout autre montant fixé ou reçu pour cet exercice. »
Le projet de règlement modifiera le calcul des retraits maximaux permis pour les particuliers âgés de moins de 55 ans et, surtout, éliminera complètement la notion de retraits maximaux pour ceux âgés de 55 ans et plus.
Ce projet de règlement supprimera également la possibilité de transfert direct d’un fonds de revenu viager (FRV) à un régime enregistré d’épargne-retraite (REER), à un fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) ou à la portion non immobilisée d’un régime volontaire d’épargne-retraite (RVER). Ce dernier élément mettra fin à la pratique de désimmoblilisation des comptes de retraite immobilisés (CRI), communément appelés « Flip-Flop ». Il est à noter que, de toute façon, l’élimination de tout plafond de retrait dès l’âge de 55 ans rendra cette stratégie plutôt inutile.
Ce règlement devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2025, à l’exception des dispositions éliminant les retraits maximaux à compter de 55 ans; ces dispositions devraient prendre effet le 1er juillet 2024.
Dès le mois de mai, vous serez en mesure d’ouvrir un compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP) chez Valeurs mobilières Desjardins, Alex communiquera avec les personnes ayant manifesté de l’intérêt pour ce type de compte.
Les acheteurs d’une première maison ont désormais une motivation supplémentaire pour cotiser à leur REER, puisque le gouvernement fédéral a annoncé le 11 avril qu’il augmenterait la limite de retrait du régime d’accession à la propriété (RAP) de 35 000 $ à 60 000 $.
La saison des impôts est presque terminée. Profitez-en pour communiquer avec nous afin de nous transmettre les informations sur votre avis de cotisation fédéral et de verser votre cotisation REER 2024 dès maintenant.
N’hésitez pas à communiquer avec nous pour de plus amples renseignements.
Chacun des conseillers de Valeurs mobilières Desjardins (VMD) dont le nom est publié en page frontispice du présent document ou au début de toute rubrique de ce même document atteste par la présente que les recommandations et les opinions exprimées aux présentes reflètent avec exactitude les points de vue personnels des conseillers à l’égard de la société et des titres faisant l’objet du présent document ainsi que de toute autre société ou tout autre titre mentionné au sein du présent document dont le conseiller suit l’évolution. Il est possible que VMD ait déjà publié des opinions différentes ou même contraires à ce qui est ici exprimé. Ces opinions sont le reflet des différents points de vue, hypothèses et méthodes d’analyse des conseillers qui les ont rédigées. Avant de prendre une décision de placement fondée sur les recommandations fournies au présent document, il est conseillé au receveur du document d’évaluer dans quelle mesure celles-ci lui conviennent, au regard de sa situation financière personnelle ainsi que de ses objectifs et besoins de placement.