Réflexion sur le deuxième trimestre de 2024

Faits saillants économiques

Les investisseurs ont commencé le deuxième trimestre soucieux quant aux perspectives d’inflation, mais finalement, pour la plupart des économies, le scénario d’atterrissage en douceur s’est poursuivi pour clore le premier semestre 2024. Les attentes à l’égard d’un assouplissement monétaire ont contribué à améliorer les conditions financières mondiales, et l’activité manufacturière mondiale s’est raffermie. D’après les projections du Fonds monétaire international (FMI), la croissance pour cette année et l’année prochaine restera stable, autour de 3,2 %, et le taux médian d’inflation globale baissera, passant de 2,8 % à la fin de 2024 à 2,4 % en fin d’année 2025.

La question maintenant est de savoir si les progrès liés à la lutte contre l’inflation seront suffisants pour permettre à la banque centrale des États-Unis (Fed) d’imiter la Banque du Canada (BdC) qui, le 5 juin dernier, a diminué son taux directeur de 0,25 %, le faisant passer de 5,00 % à 4,75 %. Malheureusement, il n’y a pas de réponse évidente à cette question à ce moment-ci. Ce sont les prochaines données économiques qui fourniront la marche à suivre pour la Fed. Cela dit, le marché anticipe (souhaite!) une première baisse de taux de la Fed lors de la réunion prévue le 18 septembre prochain.

Plusieurs évènements ont marqué l’actualité américaine en juillet, dont la tentative d’assassinat contre Donald Trump et le désistement de Joe Biden pour l’investiture du candidat à la présidence en novembre. La Banque du Canada a annoncé une deuxième baisse de son taux directeur de 0,25 %, le faisant passer à 4,50 %. Les prochains mois s’annoncent occupés au niveau politique, et nous suivrons pour vous l’actualité à venir.

Marchés financiers

Au Canada, les marchés ont opté pour le statu quo lors du second trimestre, malgré la baisse de taux décrétée par la BdC début juin. Le sentiment est que de nombreuses baisses de taux seront probablement nécessaires et que le travail est loin d’être terminé en ce qui concerne l’inflation. Pour la période de trois mois se terminant le 30 juin, le principal indice de la Bourse de Toronto a enregistré un recul de 0,52 % selon les données compilées par Bloomberg. Depuis le début de l’année, ce sont les secteurs de l’énergie (+14,07 %) et des matériaux (+13,65 %) qui se sont avérés les principaux contributeurs permettant à l’indice général d’afficher une performance positive de 6,06 % en 2024. Malgré de bonnes performances, actuellement, ces deux secteurs n’ont pas un historique de valeur ajoutée à long terme dans les portefeuilles, et c’est pour cette raison que ces secteurs sont sous-pondérés. À titre d’exemple, le secteur de l’énergie au pays voit sa performance s’afficher à 20,08 % pour une période de 3 ans, alors que sur 10 ans, la performance chute à 2,84 %. Il y a donc beaucoup de volatilité à court terme, et le ratio risque/rendement est peu attrayant sur le long terme. L’Équipe GGL préfère investir dans des secteurs plus stables.

Chez nos voisins du Sud, c’est une autre histoire qui s’écrit. L’indice phare américain, le S&P 500, a marqué la fin du premier semestre de 2024 avec une nouvelle série (31) de sommets historiques, le marché trouvant un support dans la publication des bénéfices relativement solides des géants de la technologie.

Le titre dont tout le monde parlait en 2023 a continué sur sa lancée lors du premier semestre 2024. le rallye foudroyant de Nvidia a propulsé la capitalisation boursière du géant des semi-conducteurs au-dessus de ses pairs, ce qui l’a aidé à décrocher le titre de société la plus valorisée au monde alors que la vague de l’intelligence artificielle se poursuit. Cette performance hors de l’ordinaire a permis à Nvidia de se faufiler avec Microsoft et Apple dans les trois premières positions du FNB Invesco QQQ Trust que vous détenez dans votre portefeuille en gestion discrétionnaire.

À l’approche de la seconde moitié de l’année, nous devrons porter une attention particulière à la concentration de plus en plus importante d’une poignée de titres dans l’indice le plus suivi au monde. En effet, à l’heure actuelle, les 10 plus grandes entreprises américaines, dont les trois mentionnées précédemment, accaparent désormais 35 % de la capitalisation du S&P 500. Après un fort recul en 2022, le cours des actions des « 7 magnifiques » a plus que doublé depuis le début de 2023. Bien que ces gigantesques entreprises aient probablement un futur radieux avec toutes les retombées à venir de l’intelligence artificielle, il n’en demeure pas moins que la croissance de leurs bénéfices devra suivre la cadence, car ceux-ci sont fortement escomptés dans le prix actuel des actions.

Alors que les « 7 magnifiques » sont évaluées à environ 34 fois les bénéfices, les 493 autres actions composant le S&P 500 se négocient à un ratio de 17 fois. Cela représente une opportunité pour la sélection de titres, car plusieurs de ces entreprises affichent une croissance solide de leurs bénéfices.

Notre rôle en tant que gestionnaire de portefeuille est de maintenir une discipline tant au niveau de la diversification géographique que sectorielle. Comme êtres humains, nous sommes tentés de surpondérer les secteurs ayant mieux performé en commettant l’erreur de croire que ce qui vient de se produire continuera. Dans les faits, pour chaque période de l’histoire, un marché a surperformé. Nous vous rappelons que l’indice S&P 500 a eu un rendement négatif pour la période de 2000 à 2010. La diversification permet à long terme de dégager de bons rendements avec moins de volatilité et une saine gestion du risque. Nous savons que ce n’est pas excitant, mais cela donne des résultats, et n’est-ce pas ce que nous voulons?

FRV (Québec)

Le 19 juin 2024, le règlement modifiant le Règlement sur les régimes complémentaires de retraite (RRCR) a été approuvé avec modifications. Il confirme notamment son entrée en vigueur au 1er> janvier 2025.

Principales modifications :

  • Le revenu viager maximum sera aboli. Un rentier pourra faire le retrait imposable désiré sans aucune restriction, comme pour un FERR.
  • Le transfert direct du FRV dans un REER/FERR ne sera plus autorisé*.

* Toujours possible avec droits REER.

En conséquence, il ne sera plus possible de désimmobiliser les CRI sous autorité québécoise à partir du 1er janvier 2025.

N’hésitez pas à communiquer avec nous pour plus de détails sur le changement législatif.

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