Nous vivons une fin de cycle économique dont l’analyse s’avère très complexe, car une grande incertitude pèse constamment sur nos têtes, qu’elle soit de nature géopolitique, climatique ou macroéconomique. Il y a également la saga des taux d’intérêt qui, à elle seule, mériterait un feuilleton quasi quotidien. Bien que la visibilité ait rarement été aussi faible, nous croyons fermement que les données macroéconomiques se détérioreront pendant la seconde portion de l’année, puisque les nombreuses hausses de taux commencent à peine à faire sentir leur effet sur l’activité économique de tous les jours.
Pour le moment, l’inflation sous-jacente se maintient autour de 4 % aux États-Unis (soit plus du double de la cible officielle, tout comme au Canada), et la croissance plus résiliente des derniers mois donne des signes d’essoufflement. Le récent rebond des actions n’est pas atypique dans un cycle baissier. L’ampleur des fluctuations sur le marché et la mauvaise tenue d’autres actifs comme les matières premières et les denrées ne laissent pas présager une reprise durable, et nous pensons qu’une récession surviendra à un moment donné en 2024.
Bien entendu, personne n’aime constater un ralentissement de la croissance des bénéfices, une détérioration des conditions financières, ni un marché du travail devant tôt ou tard commencer à afficher une augmentation des demandes de chômage. Cependant, les cycles économiques sont naturels; il faut donc les comprendre et positionner les portefeuilles en conséquence. La croissance de l’économie et des bénéfices devrait atteindre son niveau le plus bas au cours des prochains trimestres, une situation nous permettant une opportunité de diversifier les portefeuilles tant sur le plan des titres à revenu fixe que des titres de croissance. Nous demeurons sélectifs en ce qui a trait à la prise de risque tout en préparant notre « liste d’épicerie » pour la prochaine étape du cycle économique. Nous pensons que la sélection d’actions s’avérera profitable en accordant la priorité aux entreprises ayant des données fondamentales de premier ordre. Il viendra un temps où le positionnement des portefeuilles exigera plus d’opportunisme en vue d’une reprise; nous devons toutefois respecter les signaux émis et comprendre à quel moment changera la dynamique du risque et de la récompense.
Les actions ont encore une fois défié les attentes au premier semestre, surtout au sud de la frontière. L’indice S&P 500 a produit un rendement à deux chiffres, soit 14,88 %, malgré le maintien de l’inflation à un niveau élevé et la poursuite de la campagne de hausse des taux de la Réserve fédérale (Fed). La vue d’ensemble voile cependant certaines nuances : les actions de sociétés technologiques, et plus particulièrement celles d’une poignée (sept) de sociétés associées à l’intelligence artificielle, sont responsables de la majorité (près de 85 %) du rendement obtenu. Ainsi donc, 493 entreprises du S&P 500 ont eu une performance quasi nulle et 7 sociétés à mégacapitalisation sont responsables d’une grande partie du rendement de 15 % de l’indice pour le premier semestre de 2023. L’attribution de 85 % du rendement de l’indice le plus suivi au monde à sept titres seulement n’a rien de positif, à notre avis. Une telle situation démontre l’étroitesse du marché et la fragilité du dynamisme reposant sur un marché fort limité.
Comme il a été indiqué d’entrée de jeu, l’environnement économique actuel pose de nombreux défis et les interrogations demeurent nombreuses. Devant tant d’inconnues, mieux vaut se concentrer sur les éléments éprouvés au fil des différents cycles économiques passés, à savoir le maintien et la mise en œuvre d’un processus de placement rigoureux. La détention d’actifs de première qualité présentant un historique de croissance des bénéfices réguliers et des flux de trésorerie s’est toujours avérée profitable pour l’investisseur patient et discipliné au fil du temps.
Nous vous souhaitons une belle saison estivale!
Équipe GGL
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