Au deuxième trimestre de 2017, l’événement qui a retenu notre attention est la forte appréciation du dollar canadien. En effet, au 30 juin dernier, le huard atteignait 77 cents US, soit une progression de quatre cents depuis le début de mai. Cette performance s’explique notamment par de bons indicateurs quant à la santé économique du Canada. Par exemple, 43 000 emplois ont été créés au pays en juin seulement. De plus, lors d’un discours prononcé à Winnipeg le 12 juin dernier, Carolyn Wilkins, sous-gouverneure à la Banque du Canada, avait parlé de la possibilité d’une hausse de taux qui s’est confirmée par une augmentation de 0,25 % le 12 juillet. À la suite de cette annonce, le dollar s’est apprécié de près d’un cent, passant à 74,95 ¢. Si la Banque du Canada prend un tournant favorable à la normalisation monétaire, le dollar canadien continuera de s’apprécier au détriment du dollar américain.
À l’opposé, le billet vert continue de se déprécier par rapport aux principales devises. Ainsi, l’euro, qui valait 1,06 $ US à la fin du mois de mars dernier, a terminé juin à 1,14 $ US, porté par la victoire d’Emmanuel Macron. La livre sterling n’est pas en reste : elle est passée de 1,24 $ US en mars à 1,30 $ US en juin dernier. Il reste à voir comment elle se comportera pendant les négociations au sujet du Brexit.
Dans l’ensemble, le marché canadien des actions a connu un début d’année modeste, affichant un rendement de 0,74 % en six mois. En fait, l’année avait bien commencé, mais le deuxième trimestre a effacé les gains des premiers mois. Le rendement négatif de – 1,64 % en trois mois est causé principalement par la contre-performance d’importants secteurs qui constituent l’indice S&P/TSX, notamment les financières et les entreprises du secteur de l’énergie qui, à elles seules, comptent pour plus de 50 % de l’indice boursier. Du côté américain, les six premiers mois ont procuré un rendement de 5,61 % (en dollars canadiens), mais seulement 0,67 % lors du trimestre qui s’est terminé le 30 juin dernier.
À la suite des récentes hausses de taux des deux côtés de la frontière, il semble évident que les autorités monétaires ont sonné la fin des bas taux d’intérêt. Bien entendu, cette normalisation monétaire s’étendra sur plusieurs années et se fera de manière très graduelle. De toute façon, les banques centrales ont-elles le choix ? Selon TransUnion, 8,6 millions d’Américains ont été incapables d’absorber la hausse de 0,25 % qui s’est produite aux États-Unis en décembre dernier. Pourtant, l’impact moyen sur le portefeuille des ménages était d’à peine 18,15 $ par mois !
Malgré les hausses de taux supplémentaires à venir, l’Équipe Gauvreau-Georges-Legault continuera de positionner son revenu fixe avec des échéances à court terme (moins de 5 ans), afin de limiter la volatilité dans cette catégorie d’actif. Cette façon de faire nous a toujours bien servis par le passé, car elle permet une meilleure gestion du risque associé au taux d’intérêt.
N’hésitez pas à communiquer avec nous pour toute information supplémentaire.
Chacun des conseillers de Valeurs mobilières Desjardins (VMD) dont le nom est publié en page frontispice du présent document ou au début de toute rubrique de ce même document atteste par la présente que les recommandations et les opinions exprimées aux présentes reflètent avec exactitude les points de vue personnels des conseillers à l’égard de la société et des titres faisant l’objet du présent document ainsi que de toute autre société ou tout autre titre mentionné au sein du présent document dont le conseiller suit l’évolution. Il est possible que VMD ait déjà publié des opinions différentes ou même contraires à ce qui est ici exprimé. Ces opinions sont le reflet des différents points de vue, hypothèses et méthodes d’analyse des conseillers qui les ont rédigées. Avant de prendre une décision de placement fondée sur les recommandations fournies au présent document, il est conseillé au receveur du document d’évaluer dans quelle mesure celles-ci lui conviennent, au regard de sa situation financière personnelle ainsi que de ses objectifs et besoins de placement.